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Gérer l’anxiété au travail : un enjeu d’actualité

19/06/2020 Expertise

Peur de la contamination, confinement, télétravail, chômage partiel, risque de faillite, avenir professionnel menacé : la crise du coronavirus a eu un impact psychologique marqué. Une période révélatrice du besoin de soutien psychologique en entreprise.

La pandémie de la COVID-19 et les bouleversements qui l’entourent ont amplifié l’anxiété et élevé le niveau de stress chez les salariés. Partout en France, les entreprises ont activé ou réactivé des cellules de crise, déployé des moyens pour rassurer et accompagner leurs collaborateurs, parfois fait appel à des cellules psychologiques mises en place dans l’urgence. Publiée le 14 mars 2020, une étude de la revue scientifique médicale hebdomadaire britannique, The Lancet, révèle que les effets psychologiques du confinement ne disparaîtront pas forcément à son interruption. Ils pourront même durer plusieurs mois voire des années. La gestion du stress des salariés, dont on sait qu’il est un facteur déclencheur de l’absentéisme au travail, est donc aujourd’hui le grand enjeu du post-confinement en entreprise.

Privilégier l’écoute active

Dans l'entreprise, le stress comme tout autre risque doit être identifié et prévenu. C’est pour cette raison qu’il est inscrit dans le Document unique d’évaluation des risques (DUER) au titre du risque psycho-social.  Dans un contexte de gestion d’une crise brutale comme nous venons de la vivre, l’enjeu n’est plus de l’identifier mais de limiter ce stress en préparant un retour au travail dans les meilleures conditions possibles. « Pour les dirigeants d’entreprise, la communication est un élément clé. Il faut communiquer l’information disponible selon la règle des trois C : de façon calme, continue et claire », affirme Ghislaine Labelle, psychologue organisationnelle et médiatrice accréditée au sein du Groupe Conseil SCO. Pour elle, seule cette approche permettrait de favoriser un sentiment de sécurité et de limiter l’anxiété et le stress.

Outre la mise en place des mesures de prévention et de distanciation, les dirigeants doivent donc veiller à maintenir une écoute active, collective et individuelle. « Cette crise renforce l’attention que nous devons porter au bien être des collaborateurs et à la qualité de vie au travail. Elle donne une importance nouvelle au rôle sociétal de l’entreprise. Pour surmonter ces difficultés, plus que la qualité des outils ou l’adaptation des organisations, l’esprit d’entreprise, le sentiment d’appartenance à la structure, l’engagement des collaborateurs ont été des facteurs essentiels. Il convient de les cultiver en continuant de donner du sens à nos activités » affirme Loredana Maïer, directrice générale de l’UNMI.

Un soutien psychologique via la garantie PSYA

Prévenir plutôt que guérir, la maxime n’a jamais été aussi forte de sens s’agissant de prévoyance. L’UNMI et ses mutuelles partenaires n’ont donc pas attendu le déconfinement pour proposer à leurs adhérents une offre spécifique dans le cadre de ses contrats collectifs. La garantie PSYA propose un soutien psychologique, anonyme et confidentiel en partenariat avec le cabinet Psya, leader européen de la santé psychologique au travail. Par téléphone, email ou tchat, les salariés des entreprises souscriptrices ainsi que leurs ayants droit peuvent contacter 7j/7 et 24h/24 un psychologue clinicien formé et spécialiste dans l’écoute active et l’accompagnement des personnes en situation de fragilité.

Avec ses partenaires, l’UNMI s’engage ainsi auprès des entreprises pour faciliter les démarches de prévention de santé au travail et de bien-être de leurs collaborateurs.

 

Sources
www.thelancet.com
www.groupesco.com
www.polesantetravail.fr